Témoignages de donateurs

« L’émotion que je ressens par rapport à ce qu’ils ont subi » – M François Jauffret

Je suis donateur depuis 2015. Lorsque j’ai reçu un courrier de l’association, j’ai immédiatement eu un déclic. En effet, j’ai toujours été intéressé par les Indiens et indigné du sort qu’ils ont eu. Mes liens avec eux remontent aux années 70, lorsqu’une troupe d’Indiens sioux était venue en France pour donner de remarquables spectacles de danse.  Comme ils avaient besoin de trouver un hébergement pendant leur tournée, on les a accueillis. Ce fût l’occasion d’échanges intéressants. Je me souviens qu’ils étaient interloqués par le mode de vie qu’ils voyaient chez les Occidentaux.

Mon fils s’est également intéressé aux Indiens, à la suite d’un voyage aux USA dans les réserves indiennes du Dakota du Sud. C’est en séjournant avec sa femme dans la réserve de Pine Bridge, dans les années 80, qu’il a fait leur connaissance et qu’il s’est lié d’amitié avec plusieurs d’entre eux. Il a même participé à une course-relais dans l’Arizona, réunissant Apaches et Sioux, pour protester contre l’implantation d’un observatoire sur le Mont Graham, à l’emplacement d’un sanctuaire Apache. La manifestation fit à l’époque grand bruit aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.

Mon attachement pour les Indiens vient aussi de l’émotion que je ressens par rapport à ce qu’ils ont subi. Je pense notamment aux nombreux massacres des Lakotas. Je suis indigné du fait qu’il y ait eu une certaine indifférence à leur égard et que la culture indienne ait été déniée pendant très longtemps.

Ce qui me marque dans la culture indienne c’est leur grand respect de la nature. Par exemple, la chasse doit uniquement répondre au besoin de se nourrir et pas plus. Les Indiens vivent en harmonie avec la nature et c’est un modèle dont les Occidentaux devraient s’inspirer. Si on se comportait comme eux, la planète irait mieux et on éviterait des productions inutiles.

Dans mes premiers contacts avec St Joseph du Dakota, j’ai immédiatement été séduit par la qualité de l’information. En particulier, lorsque j’ai reçu les plans détaillés d’un projet de construction, ce qui m’a permis de visualiser exactement ce qui se passait. J’apprécie la façon dont St Joseph du Dakota communique, en envoyant régulièrement des documents bien renseignés et des vidéos.

Je soutiens et je continuerai à soutenir l’Ecole indienne St Joseph du Dakota pour qu’elle puisse continuer à instruire davantage d’enfants des réserves, tout en leur permettant de conserver les traditions et le patrimoine des Sioux Lakota.

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« L’atmosphère particulièrement sereine et joyeuse » – Mme Christine Schnerb

En avril 2017, avec mon plus jeune fils, nous avons visité une partie du Dakota et poussé jusqu’à l’école Saint Joseph du Dakota.

Nous avons été particulièrement touchés par les enfants avec lesquels nous avons pu parler et partager un repas, surtout après avoir eu un aperçu de leurs conditions de vie dans les réserves alentour. L’école ressemble à une école modèle avec ses infrastructures nombreuses et bien pensées (une piscine couverte notamment!); nous avons vu le chantier -impressionnant et déjà bien avancé- du futur dispensaire, le joli musée Lakota, interactif et didactique à la fois et nous avons eu la chance de bénéficier d’ un cours particulier de Lakota !

L’atmosphère dans l’école nous est apparue particulièrement sereine et joyeuse, chacun tenant son rôle avec sérieux ;  le dévouement des parents d’accueil, comme la joie des petites filles à nous montrer leur cadre de vie et à nous recevoir, de même que la complicité entre les enfants et les adultes qui veillent sur eux, tout nous a semblé empreint de générosité et de bienveillance.

Nous avons mesuré l’importance de ce lieu de refuge et d’éducation pour tous ces enfants délaissés, voire maltraités. La connaissance de leur culture et sa réapropriation sont primordiales pour ces nouvelles générations lakotas : c’est le seul outil qui leur permettra un jour de retrouver fierté et équilibre. L’école indienne Saint Joseph, il me semble, l’a bien compris.

Il va donc de soi que nous sommes revenus de ce voyage (après avoir aussi découvert les magnifiques paysages du Dakota du sud, des Badlands au Custer Park et des Black Hills à Rapid City en passant par la réserve de Pine Ridge et par Wounded Knee) plus déterminés que jamais à aider les enfants de Saint Joseph et à soutenir la population amérindienne.

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« Une culture dont le monde moderne devrait bien s’inspirer » – Pascal Michel

Ayant étudié la culture amérindienne pendant mes études d’anglais et ayant eu la chance de partager la vie de Cheyennes, de Creeks, de Cherokees et d’Iowas en prenant part à un cours intitulé « Native Americans in Oklahoma » à Tulsa lors d’un séjour d’un mois en Oklahoma à la fin des années 90, j’ai toujours été intéressé par la culture et l’histoire des amérindiens.

Lors de ce séjour, les rencontres avec différents professeurs et responsables amérindiens, la possibilité de vivre un week-end dans des teepees avec des Cheyennes n’ont fait que renforcer l’intérêt que j’avais pour leur culture, leur attachement à la terre, le respect de la création, un mode de vie éloigné de la société de consommation occidentale. Ce séjour m’a permis d’appréhender de façon directe les problèmes que les amérindiens ont connus et connaissent encore depuis l’arrivée des Européens sur leur continent. Le niveau de pauvreté que beaucoup d’entre eux connaissent depuis la fin du XIXe siècle, que ce soit en Oklahoma ou dans les réserves comme celles du Dakota, ne pouvait que m’inciter à leur venir en aide dans la mesure de mes faibles moyens.

L’école indienne de Saint-Joseph du Dakota accomplit une tâche très importante en permettant aux jeunes amérindiens d’acquérir les connaissances nécessaires pour qu’ils puissent vivre de façon décente tout en gardant leur culture, le tout à la lumière de l’Évangile. Une belle œuvre à soutenir pour que persiste une culture dont le monde moderne devrait bien s’inspirer à l’heure où tant de gens auraient besoin d’un renouveau spirituel.

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« Je souhaite beaucoup de bonheur à tous ces jeunes indiens, qu’ils soient    fiers de leurs racines et de leur identité » – M Hubert Lenglet

Je ne me souviens plus comment j’ai connu l’association de Saint Joseph du Dakota, cela fait déjà plusieurs années. J’ai tout de suite été touché du fait que cette association permette aux Français d’aider les indiens. Je savais déjà que les Français avaient toujours eu de bonnes relations avec les nations indiennes qui apprécièrent tout de suite les qualités typiquement françaises, en Amérique comme au Canada d’ailleurs.

Les Français furent les premiers à découvrir ces territoires dès le 17ème siècle, non pas en conquérants ou colonisateurs mais plutôt en explorateurs. Dès ma jeunesse, j’ai découvert l’histoire des « peaux-rouges » vue par les américains et leur extermination. Que des Français puissent leur venir en aide me semblait parfaitement correspondre à la vocation chrétienne de la France, et j’ai voulu participer.

Je suis très heureux que les nations indiennes puissent un tant soit peu bénéficier de notre aide après tout ce qu’ils ont subi de la part de « l’homme blanc » même si tout n’a pas été mauvais. Je souhaite beaucoup de bonheur à tous ces jeunes indiens, qu’ils soient fiers de leurs racines et de leur identité, qu’ils nous apprennent ce que nous ne connaissons pas et qu’ils puissent participer au développement de leur nouvelle génération.

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« Notre rencontre avec l’âme indienne » – M et Mme Petruccelli

Je crois que cette première rencontre avec l’âme indienne, s’est faite par le cinéma. Je devais avoir sept ans lorsque mon grand-père m’emmena voir le film « Crazy Horse » de George Sherman avec Victor Mature sorti en 1955. Victor Mature avec sa flamboyance campait un personnage de Crazy Horse plus proche des demi-dieux de l’antiquité grecque que du chef de guerre et homme-médecine sioux Oglala même si malgré une histoire romancée, le scénario du film restait assez proche des faits marquants de la vie d’un des plus célèbres héros de la nation sioux.

Il y eut ensuite à peu près à la même époque de mon enfance « Run of the arrow » (en français « Le jugement des flèches ») de Sam Fuller avec Rod Steiger sorti en 1957 qui reprend dans la scène de la course à pied qui donne son titre au film, l’histoire vraie survenue à John Colter célèbre trappeur qui fut l’un des compagnons de Lewis et Clarke.

Puis ensuite « Cheyenne Autumn » de John Ford avec Richard Widmark sorti en 1964 qui raconte le long périple de la tribu Cheyenne échappée de sa réserve aride dans l’Oklahoma pour rejoindre les terres ancestrales dans le Wyoming poursuivie par les soldats de l’armée américaine.

Ces films présentaient pour la première fois les indiens des plaines non plus comme les «hostiles» sauvages stéréotypés qui attaquaient les chariots de pauvres émigrants sauvés de justesse par l’arrivée de la cavalerie au son du clairon, mais comme un peuple fier avec ses rites complexes et ses coutumes basées sur le courage, le dépassement de soi, la lutte pour la liberté contre l’oppression, le respect de la parole donnée, empreint de spiritualité remontant dans les temps anciens et en totale symbiose avec la nature, tout pour émerveiller un jeune garçon, avec en plus des paysages montrant des espaces immenses et vierges de toute présence humaine, d’une beauté irréelle.

Il y eut bien d’autres films qui mettaient en valeur la culture des Indiens des plaines. Je crois les avoir tous vus. Pour n’en mentionner que certains comment ne pas oublier l’impact que firent sur moi, « A man Called Horse » de Elliott Silverstein avec Richard Harris sorti en 1970 d’un grand réalisme sur la représentation de la danse du soleil, « Soldier Blue » de Ralph Nelson avec Peter Strauss sur le massacre de Sand Creek sorti en 1970, « Man in the Wilderness de Richard Sarafian avec Richard Harris sorti en 1971, « The Mountain Men » de Richard Lang avec Charlton Heston sorti en 1980 sur les grands rendez-vous d’été des trappeurs et des tribus indiennes, «The last of the mohicans» de Michael Mann avec Daniel Day Lewis et Russel Means sorti en 1992, « Geronimo » de Walter Hill avec Wes Studi , Jason Patrick, Gene Hackmann dans le rôle du général George Crook « Natan Lupan son nom chiricahua », et Robert Duval dans le rôle de l’éclaireur Al Sieber, « The New World » de Terence Malick sur les premiers arrivants dans le Nouveau Monde avec Colin Farrell sorti en 2005, « The Revenant » de Alejandro Gonzales Innaritù avec Leonardo di Caprio sur l’histoire véridique survenue au trappeur Hugh Glass, et bien sûr comment ne pas les citer : les exceptionnels « Jeremiah Johnson » de Sydney Pollack avec Robert Redford sorti en 1972 et « Dances with Wolves » avec Kevin Kostner sorti en 1990.

Cet attachement à la civilisation des indiens des plaines, n’a fait que croitre avec la lecture de plusieurs livres majeurs tels que « Les premiers peuples des plaines » et « Histoire des Sioux » de George Hyde, « Bury my heart at Wounded Knee » de Dee Brown, « Histoire des Cheyennes » de George Bent, fils de William Bent et de Owl Woman la fille du Chef White Thunder gardien des flêches-médecine , « Crazy Horse, the Strange man » de Mari Sandoz, « The Blackfeet , raiders of the Northern plains » de John Ewers, « Hanta Yo » de Ruth Beebe Hill qui raconte la vie d’un clan sioux entre 1750 et 1830, les deux tomes de l’expédition de Lewis et Clarke, « The American Heritage Book of Indians » de William Brandon etc…

J’ai également rapidement compris que le mythe américain de la conquête de l’Ouest et de la «Destinée Manifeste des Etats Unis d’Amérique» s’est faite entre autres par l’extermination plus ou moins violente mais certainement voulue de la culture, de la civilisation et de l’âme indienne.

Pendant mes études universitaires, j’ai voulu faire un mémoire et une conférence sur « Le génocide indien en Amérique du Nord » qui m’a valu l’estime de mes camarades.

Cette culture qui était sans doute la plus proche de celle du Paléolithique, surtout avant la découverte du cheval vers 1750, aurait pu par la tradition orale, qui remontait dans la nuit des temps, nous apprendre beaucoup sur la spiritualité et les rites qui accompagnèrent le passage de l’homme ancien à l’Homo Sapiens.

La belle partie de cette histoire est que mon épouse partage cette même passion pour la civilisation des indiens des plaines. Lorsque nous vivions aux Etats Unis nous nous sommes rendus entre autres sur des lieux célèbres de la piste de Lewis et Clarke, nous avons pris la piste de Santa Fé et nous sommes arrêtés au fort Bent ou un forgeron nous a forgé, comme à l’époque, un de ces fameux clous qui tenaient ensemble des pièces de bois des chariots bâchés qu’utilisaient les émigrants, chariots dont les ornières creusées par des centaines de passages sont toujours visibles sur certaines portions de cette même piste de Santa Fé. Je me souviens que lorsque nous traversions l’Oklahoma avec notre chienne qui nous a accompagné partout jusqu’au « John Ford Promontory Point » à Monument Valley, je lisais à voix haute en traduction simultanée « Son of the Morning Star » , livre exceptionnel qui raconte l’histoire parallèle de tous les protagonistes jusqu’à leur rencontre un après-midi de juin à la Little Bighorn, pendant que mon épouse conduisait notre Jeep Cherokee ( on ne se refait pas ). Mon épouse est d’ailleurs membre du groupe « Pow Wow Nation « sur Facebook.

Nous nous sommes également beaucoup documentés sur toutes les tribus des plaines, des Appalaches et des Grands Lacs, sur l’arrivée des colons et des premières rencontres avec l’homme blanc, sur les premiers coureurs des bois, les interprètes des tribus, les truchements comme on les appelait alors, sur le commerce des peaux de castors et l’épopée des compagnies de trappeurs entre 1820 et 1837 avec les fameux rendez-vous d’été, et la vie de personnages connus et moins connus comme Jedediah Smith, Jim Bridger, Hugh Glass, Tom Fitzpatrick, John Colter, Pierre Esprit Radisson, les frères la Verendrye, Etienne Brulé, Etienne Provost, Daniel Boone, Toussaint Charbonneau qui accompagna l’expédition de Lewis et Clarke, et qui furent parmi les premiers à connaître et assimiler la culture et l’âme indienne.

Avec les années, l’aspect romantique s’est quelque peu dissipé pour reconnaître et accepter la réalité bien plus violente, cruelle et agressive de ces peuples premiers qui vivaient de la chasse et de la guerre permanente pour la suprématie des territoires de chasse, entre eux, bien avant la rencontre avec l’homme blanc. Mais nous restons tous deux épris de la spiritualité de cette civilisation disparue.

Quand mon épouse m’a parlé du travail remarquable qu’accomplit l’école indienne Saint Joseph du Dakota auprès des enfants sioux lakotas des réserves du Dakota du Sud, nous avons voulu apporter notre pierre à cet édifice de reconstruction de l’identité indienne par l’éducation. Le projet de financement d’une écurie et d’un centre équestre au sein de l’école, pour aider les enfants les plus en difficulté par l’équithérapie nous a emballé. « Shunka Wakan » et « Tatanka » ne sont-ils pas les animaux sacrés de la nation sioux…

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« Ils étaient les premiers vrais écologistes » – Mme Josette Deceglie

Tout a commencé en décembre 2013 quand j’ai reçu un joli petit coffret de Noël préparé avec soin. C’est là que j’ai découvert l’existence de l’école indienne St Joseph du Dakota.

C’est donc là que j’ai appris que les familles pauvres amérindiennes étaient regroupées, confinés dans des réserves ; cela m’a beaucoup touchée, surtout quand on sait que le peuple amérindien était le tout premier installé sur la terre d’Amérique ; ils étaient les premiers vrais écologistes, vivaient tranquillement en respectant la nature. Puis, ils ont été pourchassés, humiliés et massacrés : [ôte-toi de là, que je m’y mette !] ! C’est vraiment trop injuste, cruel et révoltant, ce peuple amérindien ne méritait pas cela.

Les Amérindiens ont une bonne culture, de belles valeurs. C’est toujours intéressant d’apprendre la culture de chaque peuple.

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« On leur donne tout ce qu’il faut pour une vie complète » – Arlette

J’ai connu St Joseph du Dakota en 2010 lorsque j’ai reçu un courrier de l’association qui m’a tout de suite plu car les Indiens m’ont toujours attirée. Mon intérêt pour les Indiens remonte à l’enfance, lorsque je regardais la télévision ; tout m’intéressait, les paysages, leur façon de vivre et leurs valeurs. Aussi, je suis très sensible aux enfants. Quand je vois un enfant malheureux, je dois l’aider.

J’aime la façon dont on s’occupe des enfants à l’École indienne St Joseph du Dakota. On leur offre un cadre familial, c’est tellement important. On leur donne tout ce qu’il faut pour une vie complète, tant sur le plan éducatif que sur le plan spirituel ! Ils apprennent des valeurs comme l’amitié, le partage et la responsabilité. Enfin, j’apprécie beaucoup les cartes que je reçois régulièrement ; j’en fais des collages. Il y a toujours de jolis motifs que j’utilise pour mes réalisations. J’espère que davantage de personnes soutiendront la mission de l’École indienne St Joseph du Dakota afin de pouvoir aider encore plus d’enfants.

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« Les enfants doivent se sentir bien dans un tel environnement » – Mme Eliane Josserand

Sensibilisée depuis mon adolescence par le sort dramatique réservé aux populations des Indiens d’Amérique du Nord, je soutiens comme vous l’Association de Saint Joseph du Dakota pour la prise en charge, l’éducation, les soins et l’affection qui leur sont apportés dans le respect des traditions de leurs ancêtres. Les enfants doivent se sentir bien dans un tel environnement.